L’aviron scolaire n’est plus à présenter dans le Saulnois. Oui, aussi loufoque qu’il y paraisse au premier regard, tout le monde dans le Saulnois sait qu’on y fait de l’aviron. En salle mais pas que. Parti du collège La Passepierre pour aller au lycée agricole de Château-Salins, comme les Mousquetaires, le collège de l’Albe est le 3e de la bande avant que Charles Hermite de Dieuze devienne le dernier des mousquetaires.
Ce vendredi 30 janvier, à nouveau comme depuis 2022, les 3 établissements du Saulnois avaient gagné leur qualification pour les Championnats de France d’aviron indoor scolaire au stade Coubertin de Paris.
Le petit poucet à rester dans la cour des Grands pour en devenir un, c’est le collège de l’Albe d’Albestroff. Débutée en 2021, l’aventure s’écrit avec succès depuis le début avec une participation continue dans les 29 meilleures équipes françaises. Arrivé si vite, si haut et toujours rester constant, cela pourrait être la devise d’Albestroff. Cette année est encore une année de confirmation de la formation de qualité des violets de l’Albe. Solides, toujours inquiétants et constants sur les 4 épreuves, les élèves de l’Albe d’Albestroff obtiennent la 7e place nationale. Ils confirment leur statut de collège qui compte dans le monde de l’aviron. Largement dans le top 10 français régulièrement et en si peu de temps. Bravo les artistes dirigés par Jérôme François, leur professeur d’EPS
Toujours en collège, La Passepierre de Château-Salins se place solidement avec la 6e place des filles lors de l’endurance (1000ml réalisé par 4 comme en bateau) ; Cela pose haut les choses. Au tour des garçons de rentrer sur le plateau et là ! le festival commence avec une prise de contrôle de la course à partir du dernier tiers de course. Au final, 1er chrono général, de quoi mettre les Rouges sur orbite pour une médaille. C’est qui s’est confirmé avec les relais, les filles reprennent un 7E chrono et les garçons réalisent (comme l’an dernier) le doublé en prenant à nouveau le 1er chrono général. Devant, les élèves du collège Barbot ont été très fort, champions de Lorraine devant Château-Salins, le titre national leur tendant les bras mais à quel niveau situer La Passepierre ? Et c’est la régularité qui a payé !! Quand le speaker égraine le classement en partant de la 29e et dernière place.
Annonce de la 10e place et toujours pas d’Albestroff et de pas de Château-Salins, le Saulnois savoure. A l’annonce de la 7e place pour l’Albe d’Albestroff, les collégiens et lycéens de Château-Salins applaudissent la perf des copains du Saulnois. Le stress, la tension montent à l’annonce des 6e et des 5e : collèges historiques de l’aviron Aiguebelette (Savoie) et Montauroux (Saint Cassien dans le Var). L’annonce du 4e (Marraq de Bayonne) entraîne la clameur : Oui la médaille !!!!! 3e et médaille de bronze : le collège de Belley dans l’Ain et la délivrance arrive pour les Rouges ; 2e et médaille d’argent : le collège La Passepierre de Château-Salins. Metz finit champion de France.
A nouveau une belle année pour l’aviron du Saulnois mais avec une nouvelle saveur : la sensation réalisée par le lycée agricole Val de Seille de Château-Salins.
Outsider récurrent depuis 2016 et le début de l’aventure Aviron, le terrain de jeu est le même que le collège à un très grosse différence prête. Les adversaires sont des lycées à tradition d’aviron très forte en lien étroit avec des grands clubs d’aviron leur permettant des entraînements 5 fois par semaine au minium. Alors, oui, en lycée, Château-Salins est le véritable petit poucet. Souvent présent aux alentours de la 10e place nationale, cette année 2026 a commencé par un petit miracle. Lors des championnats d’académie, certains gros clients étaient absents (Pont-à-Mousson, Nancy). Le duel face au favori qu’est Verdun s’est soldé par la victoire historique du lycée agricole. Une médaille d’or, un titre de champion d’académie jamais obtenu. C’était déjà énorme. La préparation pour les France renforce l’idée qu’il y a quelque chose à faire. Un groupe fille à redoubler d’effort pour faire la différence. Un groupe garçon qui cherche à gagner les dixièmes de secondes. Et voilà Paris qui arrive. Stress évident pour tout le groupe avec la catégorie la plus relevée du championnat. Les grosses écuries sont là, celles où l’entraînement est de l’ordre de 5 par semaine avec un lien avec un gros club comme Bergerac, Mâcon, Papara (Polynésie), Boulogne-Billancourtn, Valenciennes, Belley.
Et là, premier coup de tonnerre. La course d’endurance des filles crée la sensation. Cinquième place au général pour les filles. Une performance jamais atteinte. Et là, c’est le déclic. Il y a quelque chose à faire. C’est survoltés qu’arrivent sur le plateau les garçons avec cette info du super classement des filles. Et là que la magie opère, enfin, plus exactement, c’est là que le travail commencé presque 3 ans plus tôt voir 6 ans plus tôt se met à payer. Toujours dans le coup, les garçons réalisent une splendide 4e place sur cette première épreuve. De quoi révêr à un top 5, l’objectif rêvé. Mais ce n’est que 50% des épreuves. Il reste les relais. Que ce soit pour les filles ou les garçons, le message des entraîneurs (Frédéric Bastien, Sophie Schreck et Sébastien Roure) est simple : il y a un truc de malade à faire ! La porte est ouverte pour créer un exploit !!! Et les filles confirment ! Elles tiennent tête aux grandes équipes en prenant la 6e place. La tension dans les tribunes du clan castelsalinois. Quelque chose se passe… Les filles confirment leur présence en haut de classement. Un truc de fou. Pour la deuxième fois, les garçons rentrent survoltés. Et les voilà parti pour des bases de folie : 2e derrière Bergerac au bout de 500m sur le total de 2000m. Et ça tient sur le 2e 500m avant de voir revenir Belley à la 2e place et se met en place un duel de folie avec un lycée de Marseille. Et ce duel va durer 1000m dans un suspens haletant pour se conclure par une égalité à la 3e place. La folie se confirme pour finir un petit nuage. Et maintenant il faut attendre le calcul des points cumulés des 4 épreuves et la potentielle délivrance.
Et cette délivrance va mettre du temps à arriver. Vingt lycées dont 5 lycées professionnels et 2 lycées agricoles. Premier moment de joie quand le lycée agricole de Bourges est annoncé 13e pour avoir la fierté de rester le 1er lycée agricole de France mais il avait été dit quelque part que l’histoire ne se limiterait pas à ça. Dixième place annoncée et toujours pas de lycée de Château-Salins. Le plaisir et l’objectif est atteint mais toujours rien…. 9, 8,7 …. 5e ? le rêve deviendrait-il réalité ? 5e pour le lycée de Tahiti, 4e pour le lycée Lamartine de Mâcon. Et là, ce fut l’explosion de joie !!! Oui, cela veut dire le podium. Même pas un rêve, personne n’y croyait mais il est devenu une réalité. « Nous appelons, Troisième et médaille de bronze, le lycée agricole du Val de Seille de Château-Salins » et à ce moment, cela devient une réalité : être sur le podium de la catégorie reine, la plus difficile à y accéder.
Cette performance est l’aboutissement d’un triple travail : la formation interne du lycée renforcée par l’arrivée d’élèves issus des sections sportives des collèges de Château-Salins et d’Albestroff faisant de cette médaille de bronze le symbole de ce travail puissance 3 made in Saulnois avec comme trait d’union le club de Mittersheim.
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